• 1 octobre 2022 6h39

DE « MERCI LES SOIGNANTS » A « SOIGNANTS REMERCIES »

Le 21/09/21

Un piquet de grève de personnels soignants devant le siège de l’ARS expulsé manu militari par les forces de l’ordre avant 10 heures mercredi 15 septembre. Quand les soignants refusent l’obligation vaccinale.

Mercredi dernier, le 15 septembre, l’État met en application une loi validée le 5 août et suspend de leurs fonctions les personnels soignants qui ne se plient pas au Pass sanitaire. Les « héros de la santé » d’il y a 18 mois, lors de l’apparition de ladite « épidémie du Covid » sont suspendus de leur fonction depuis la semaine dernière. Ils seraient 11%, parmi les quelques 2 700 000 professionnels concernés, à refuser la vaccination soit près de 300 000 salariés dont un millier à Marseille.

L’ARS parée des signes du deuil des soignants concernés par la suspension.

Parmi eux, Alice, infirmière à Marseille, a entamé une grève de la faim pour l’arrêt de l’obligation vaccinale et du Pass sanitaire. Elle met en doute le bien fondé des mesures prises :

« En continuant ces démarches on va laisser mourir des gens parce qu’il n’y aura plus de soignant dans les hôpitaux, on est déjà en sous-effectif « .

Une autre dame présente devant l’ARS s’insurge du cas de son hôpital à Pertuis : « 300 000 personnels mis à pied alors qu’il manque des lits ! On a un soin de rééducation de 38 lits, passé à 15 cet été et réouvert à 20. Il en manque 18 lits ! L’hôpital était en tension en fin de semaine, on a dû faire sortir des patients pour en accueillir d’autres aux urgences. C’est ça les soins ? ! » Elle renchérit sur la pression mise par les institutions, « c’est du harcèlement, les personnels n’avaient même plus le droit d’être en grève alors qu’il y a un préavis national de la CGT.« 

« Les infirmières ont reçu hier (le 14/09), des lettres de rappel à la loi et même pour celles qui sont en maladie. Elles n’auront pas de salaire alors que la loi ne le dit pas …. On ira au tribunal administratif. »

Une autre personne présente parle de « chantage inadmissible pour un vaccin qui est toujours en phase de test ». Pour ces personnels, les mesures prises sont disproportionnées par rapport à la dangerosité du virus :  » il n’y a pas d’urgence sur la maladie, les mesures actuelles, c’est pour que les gens se vaccinent à tout prix. Pourtant les soignants connaissent les gestes barrières, protègent leurs patients. Ça fait 18 mois qu’ils se battent avec le Covid, on les applaudissait il y a un an et maintenant on les met à la rue. En Plus, on les pointe du doigt en disant : vous allez être responsables s’il manque du personnel.  »

Conviction et détermination

Pour jean, Ostéopathe, c’est également un vaccin dangereux et une gestion de crise mensongère :  » Dans quelques mois on verra la dangerosité de la vaccination, elle se fera peut-être tous les trois mois. On en est à la 3eme dose, dans certains pays la 4eme. Pourquoi pas se faire vacciner tous les trimestres ?! Se faire injecter un vaccin expérimental. Nous sommes des cobayes. La population suit, ils font confiance aux autorités qui leur ont mentis depuis le début de l’épidémie. Il y a un mensonge permanant mais aussi une anesthésie totale des cerveaux. C’est dommage.« 

« J’appelle à se mobiliser contre un chantage vaccinal et une non écoute des raisons pour lesquelles on ne veut pas de ce type de vaccin. Mais pas de la vaccination en général.« 

Quant à Alice, l’infirmière en grève de la faim, non seulement le virus est dangereux et à éviter, mais également, elle met en doute la réelle volonté de l’Etat : « Les infos et les chiffres sont manipulés par la préfecture. On a donné des chiffres à des journalistes qui nous ont répondus « on donne les chiffres à la préfecture et eux modifient ».

« Les effets indésirables ne sont pas recensés correctement. Dès le début il y a une omerta des médecins pour dire qu’ils ne s’engagent pas sur les effets secondaires du vaccin. Obésité, diabète, trouble vasculaire, il y a des complications après le vaccin. Concernant la vaccination, je dirais d’attendre. Il y a des traitements efficaces. Chloroquine, l’Ivermectine. Pourquoi les interdire alors qu’ils sont plus efficaces que le vaccin ? Il y a des conflits d’intérêt, ce sont les lobbyings qui gèrent. Ce n’est plus l’Etat et le gouvernement, C’est le monde de l’argent qui gèrent la crise. On attend du soutien de toutes celles et ceux qui nous ont applaudis à 20 heures. Les héros d’hier seront ils les héros de demain ? Ou alors on n’est plus rien« .

Bien que l’ensemble de ces traitements n’aient pas encore reçu d’autorisation officielle sur le territoire national, de plus en plus de médecins et d’études scientifiques se prononcent sur leur intérêt.

Quand le désarroi se mêle à la détresse

Depuis la semaine dernière Alice a suspendu sa grève de la faim. Double peine pour ces « ex héros du quotidien », remerciés du jour au lendemain alors que l’épidémie ralentie et que les mesures d’urgences pourraient ne plus trouver de justification prochainement.

A la question, « La population se soumet aux mesures sanitaires, masques, geste barrière, pass, ça vous surprend ? » La thérapeute de Pertuis répond, « Ça me choque. J’ai des grands parents qui étaient dans la résistance et quand ils me racontent ce qui se passait, aujourd’hui cela a un relent ».

Gérald Perilli

Pour RSI média