• 1 octobre 2022 7h45
SPA Marseille Provence – Crédits : RSI Média

Marseille : Qui, pour reprendre sérieusement les choses en mains ?

Depuis quelques années la réputation de certains refuges, SPA et autres associations animalières dans notre région commence à faire de plus en plus de bruit.

De menaces en délations, diffamations et intimidations, procès, réquisitons et maintenant vol de chien, qu’ il s’agisse de La Spa Marseille Provence, du CDA (refuge de Cabriès), ou de la mairie de Marseille, chacun a eu fort à faire ces dernières années en démélés judiciaires et cela ne semble pas près de s’arrêter.

Le dernier événement qui a attiré notre attention au mois de Mars est l’histoire dramatique du petit chiot Iboo. L’histoire commence lorsqu’un ancien employé de la SPA Marseille Provence, Denis FIORENTINI, nous alerte sur la situation d’un chiot en nous conseillant de contacter la présidente du CDA de Cabries (13) pour des faits de maltraitance.

Contactée par téléphone, cette dernière nous fait part de sa profonde colère vis-a-vis du président de la SPA Marseille Provence. En effet, Mr Xavier Bonnard aurait récupéré le chiot Iboo au sein de la SPA sans les autorisations nécessaires et de façon illégitime.

Elle nous dit également avoir déposé une plainte auprès de la gendarmerie de St Maximin pour vol du chiot, document que nous avons pu consulter.

« L’animal est légalement sous la responsabilité du CDA et certainement pas celle de la SPA Marseille Provence car nous avons été réquisitionnés par la mairie de Marseille. »

Elle entre ensuite dans le déroulement de cette histoire : le matin du 20 Février 2021 le CDA reçoit un appel du service « ALLO mairie » de la ville de Marseille pour leurs demander d’aller récupérer un chiot blessé sur la voie publique entre deux poubelles dans le 5 ème arrondissement et leur fait parvenir une fiche OSIS (la fiche OSIS est une fiche de signalement qui regroupe toutes les informations utiles dans le cadre d’une intervention et pour le suivi de celle-ci).

Le directeur du CDA, Nicolas MARQUEZ part donc récupérer le chiot. A son arrivée, il constate la gravité des blessures qui lui ont été infligées et décide sans tarder de l’amener chez le vétérinaire enregistré auprès de la préfecture (commune de Gardanne).

Ce dernier pratique les premiers soins mais ne peut pas assurer la surveillance continue et pourtant vitale pour le chiot qui fera un bref passage à l’infirmerie du refuge de Cabriès avant d’être orienté vers une clinique de nuit sur la commune d’Aix les Milles pour y être pris en charge dans les conditions requises au regard de son état de santé.

Le lundi 22 Février en allant voir le chiot à la clinique vétérinaire, le directeur du CDA apprend par une assistante que l’animal a déjà été récupéré par d’autres personnes et l’informe que le vétérinaire le contactera pour donner plus de détails.

Dans la soirée le médecin lui aurait téléphoné pour lui témoigner de sa stupéfaction devant la situation et lui aurait expliqué que, durant la journée de dimanche, une personne s’est présentée à la clinique en se prétendant être un chauffeur de la SPA Marseille Provence et qu’il venait pour récupérer le chiot Iboo. Et le chiot lui a été remis!

Mairie de Marseille – Crédits: RSI Média

Nous apprenons à cette occasion que les services de la Mairie de Marseille auraient également déposé plainte pour vol de chien. Nos recherches nous confirment que cette plainte est effective, aussi nous nous interrogeons sur les moyens mis en œuvre par les autorités et le système judiciaire pour récupérer l’animal.

La présidente du CDA nous explique que M BONNARD a donné une interview sur la chaine youtube de AZUR TV dans laquelle il affirme : « avec la fourrière nous avons récupéré le chien ».

Elle nous explique que c’est le CDA qui était en charge de la fourrière pour la ville de Marseille par réquisition et que le refuge n’a jamais été consulté ni avoir eu quelque contact que ce soit avec la SPA Marseille Provence dans l’affaire du chiot Iboo.

Au sens strict de la loi, Mr BONNARD n’a donc aucune légitimité pour détenir le petit animal.

Nous apprenons également l’ouverture d’une cagnotte en ligne pour les soins du chiot alors que les-dits soins sont normalement pris en charge par la mairie de Marseille au titre de la fourrière. Sur sa publication, la SPA Marseille Provence précise tout de même qu’en cas d’excédent, les dons bénéficieraient à d’autres animaux…

Nous en déduisons naturellement que la totalité de la somme récoltée sera destinée aux animaux de la SPA?……

Petit rappel sur l’histoire du chiot : Iboo est un chiot croisé de races communes qui a subi de graves maltraitances, (brulé à plusieurs reprises et un œil crevé), par un homme déjà bien connu des services de police et des tribunaux locaux.

Photo transmise par le CDA Cabriès

Actuellement incarcéré en attente de son procès, reporté une première fois en Mai dernier, Traoré SAMBA s’est présenté une nouvelle fois devant la justice le 08 avril 2021.

Une vidéo relayée sur les réseaux sociaux montre Maître Isabelle TERRIN représentant la SPAME (Société Protectrice des Animaux Maltraités Errants) et informant les personnes qui attendent le verdict à la sortie du tribunal : « Le procès a été de nouveau reporté au 29 de ce mois-ci. Les conclusions d’expertises psychatriques faites sur l’accusé sont contradictoires , une troisième expertise a été réclamée par le magistrat. »

Nous contactons le collectif « Information SPA Marseille Provence » composé principalement d’anciens employés ou bénévoles de la SPA, dont M FIORENTINI fait partie, au sujet de l’affaire Iboo. Les membres du collectif nous confirment les éléments que nous avons collectés et témoignent également de pratiques à la limite de la légalité comme des intimidations, menaces ou encore l’interdiction d’assister, pour certains membres du bureau ou adhérents de la SPA Marseille Provence, à des assemblées générales.

Ils nous communiquent des vidéos (visibles sur leur page facebook) dans lesquelles nous pouvons voir Mr BONNARD avec certains membres du bureau et quelques « gros bras », musique à fond, à l’intérieur de l’enceinte de la SPA, bloquant l’entrée du site aux adhérents réclamant leur droit d’assister à l’assemblée générale, acompagnés de la police nationale de Marseille et d’un huissier de justice pour faire constater les faits.

SPA Marseille Provence – Crédits : RSI Média

Nous venons d’apprendre que plusieurs membres de l’association SPA Marseille Provence se voient refuser leur versement de cotisation à l’association en dehors du cadre statutaire. Pour l’un d’eux, madame Dalila ABDALLAH, sa radiatiation de l’association prononcée en 2019 a été rendue nulle et non-avenue par decision de justice la même année.

Après une liste déjà longue de procès comme celui du 15 octobre 2016 au cours duquel le tribunal de grande instance de Marseille a annulé, pour cause d’irrégularités, la désignation de Xavier BONNARD au titre de président de l’association, le tribunal ordonne la nomination d’un administrateur provisoire, décision qui n’est toujours pas appliquée à ce jour et pour laquelle un appel a été déposé.

Un jugement qui n’a pas empêché, selon les informations recueillies, le président destitué de se représenter candidat unique à la présidence de la SPA sans même avoir attendu la décision de la cour d’appel qui pourrait intervenir dans le courant de l’année.

Si la deuxième instance confirme le jugement, il pourrait à nouveau être destitué juridiquement de son poste et de ses fonctions.

La liste s’allonge encore avec des procédures en diffamation publique et non publique ouvertes par deux fonctionnaires de la mairie de Marseille, M BONNARD les ayant accusés dans les médias (entre autre) de corruption et de favoritisme.

La dernière audience pour cette affaire aurait dû se tenir le 12 mars 2021 et se voit reportée en septembre car l’accusé ne pouvait y assister, étant déclaré « cas contact covid » depuis le 10 mars. Selon des témoignages de personnes proches de l’affaire, il aurait pourtant été aperçu au tribunal de grande instance de Marseille la veille de son audience, le 11 mars, pour l’affaire Iboo.

Rien ne va plus non plus avec la Confédération Nationale des SPA de France qui a procédé à la radiation de qualité de membre de la SPA Marseille Provence pour irrégularités. Sont reprochées les violations des dispositions des article 2,8,9,10 du règlement intérieur qui régit la Confédération Nationale des SPA de france.

Nous avons tenté de contacter Mr BONNARD qui nous a donné une fin de non recevoir en précisant ne pas apprécier d’être contacté de la sorte, nous demandant qui nous avait communiqué ce numéro, avant de raccrocher en nous disant de le rappeler quand nous serions en mesure de lui répondre. Nous l’invitons donc a prendre contact avec nous lorsqu’il sera décidé à s’exprimer.

Enguerran DONTEVILLE

Etiennette TARABLA

Eric MORIN

Pour RSI Média

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